Archives: 2011: América Fría. La abstracción geométrica en Latinoamérica (1934 - 1973)
América Fría. La abstracción geométrica en Latinoamérica (1934 - 1973)
Fundación Juan March
Date:
11 February - 15 May 2011
Lieu:
Castelló, 77, Madrid, Spain

Après les expositions dédiées à Tarsila do Amaral, au Brésil (Madrid, 2009) et la première retrospective consacrée à Carlos Cruz-Diez (Cuenca et Palma, 2008-2009), la Fondation Juan March présente, pour la troisème fois en trois ans, une exposition autour de l'art moderne et contemporain d'Amérique du Sud.

Jusqu’à présent, l’abstraction géométrique en Amérique Latine a uniquement été traitée lors d’expositions générales sur l’art latino-américain. Dans d’autres cas, ce type de projet aboutissait sur d’excellentes expositions, cependant limitées à de magnifiques collections privées. Tenues dans des musées d’Amérique du Nord et du Sud, ces expositions ont principalement traité le phénomène de l’abstraction géométrique et les cas représentatifs de l’Uruguay, l’Argentine, le Brésil et le Venezuela sans toutefois inclure d’autres pays. América fría. La abstracción geométrica en Latinoamérica (1934–1973) a pour ambition de faire une analyse spécifique et plurielle de l’abstraction en Amérique Latine, en incluant dans ce projet l’art abstrait cubain, colombien et mexicain.

Outre ces presque 300 pièces de 64 artistes, l’exposition présente également des œuvres d’artistes européens qui ont ouvert la voie de l’abstraction, de la géométrie et des applications fonctionnelles et architecturales de ces deux styles : Josef Albers, Alexander Calder, Victor Vasarely, Max Bill et Ludwig Mies van der Rohe. En voyageant dans les pays représentés dans cette exposition, ces artistes influencèrent avec leur art et leur enseignement les artistes latino-américains, dont certains vécurent en Europe, principalement à Paris, à partir des années 50.

L’exposition fait référence à un aspect d’Amérique-latine différent du stéréotype habituel. Elle ne cède pas au cliché commun, ne fait pas d’identification hâtive à la chaleur de la spontanéité et n’associe pas le natif aux tropiques et aux Caraïbes. Malgré des différences évidentes entre artistes (dues aux générations, aux circonstances personnelles et historiques qui marquent le travail de chacun et les styles prédominants dans chaque pays), les œuvres sélectionnées dévoilent une Amérique dont le tempérament fut celui de l’objectivité : constructive, essentielle, géométrique. Ces œuvres témoignent d’une Amérique qui évolua entre la rationalité et la sensibilité, mais plus proche des utopies modernes que de la couleur locale. Une Amérique qui engendra une abstraction fascinante et surprenante.

À lire également : l'article de F. Calvo Serraller "El ardor artístico de la 'América fría'", El País (Babelia), 19.02.11

Retour au menu Précédent Suivant
Rechercher
Mot clé
RestaurerRechercher