Web & Presse
Marcigny la vénézuélienne
Le Journal de Saône et Loire - Noémie Bertin

(09.07.2012)

À l’occasion de la 6ème Biennale d’art contemporain de Marcigny, une quarantaine d’artistes vénézuéliens exposent au Centre Frank Popper de Marcigny


«C’est la plus grande manifestation d’art du Venezuela jamais organisée en France.» Georges Silva, cofondateur du Centre d’art contemporain Frank Popper, accueille fièrement les visiteurs qui se pressent, ce 7 juillet, au vernissage de l’exposition. Dans l’espace blanc du Centre, s’agencent toiles, photos, sculptures, installations et vidéos. Plus de quarante artistes vénézuéliens contemporains y sont représentés.

À l’entrée, de la vannerie traditionnelle, tissée par le peuple amérindien des Warao, est mise en regard avec l’époque contemporaine. « La culture des Warao a imprégné l’art construit, qui est très géométrique », explique Georges Silva, désignant les œuvres d’Octavio Herrera et de Maria Arvelaiz-Gordon.

Parmi les clous de l’exposition, figurent deux œuvres, dont une pièce unique, du grand Jesús-Rafael Soto, côtoyés par des chefs-d’œuvre de Carlos Cruz-Diez.

Arts cinétique et optique
L’exposition fait ainsi la part belle aux arts cinétique et optique, dont Soto et Cruz-Diez sont d’illustres représentants. Car Frank Popper, théoricien de cette esthétique née dans les années 1960, a légué au Centre une partie de sa collection.

Mouvement réels ou virtuels, jeux avec la lumière, mirages, couleurs qui se créent : «Ces effets plaisent au public, affirme le cofondateur du Centre d’art. Et particulièrement aux enfants, ravis de faire ces expériences optiques », ajoute-t-il.

Afin de ne pas laisser les visiteurs seuls devant les œuvres, le Centre a formé lui-même pour l’occasion quarante médiateurs chargés de commenter l’exposition. Un choix dans la droite ligne de la politique du lieu, qui a pour vocation première l’accès à l’art contemporain en milieu rural. « En 2005, en créant ce centre avec Franz Spath, nous avons voulu donner à Marcigny des expositions de niveau international », précise Georges Silva. Promesse tenue avec «Venezuela en arts». 

Source : Le Journal de Saône et Loire - Noémie Bertin

Retour au menu Précédent Suivant
Rechercher
Mot clé
RestaurerRechercher