1959
Physichromie (Caracas 1959)
Ce sont des structures qui révèlent des comportements différents et d’autres conditions de la couleur, elles se modifient en fonction du déplacement du spectateur et de l’intensité de la lumière ambiante en projetant la couleur dans l’espace et créant ainsi une situation évolutive de couleur additive, reflétée et soustractive.
Les physichromies réagissent comme des « pièges à lumière » dans un espace où interagissent une série de trames de couleur. Des trames qui se transforment les unes avec les autres générant ainsi de nouvelles gammes chromatiques qui n’existent pas sur le support. De cette façon la couleur envahit l’espace circonscrit entre les lames verticales – modulatrices de la lumière – qui recouvrent la totalité de l’œuvre. De plus, sous l’effet du déplacement du spectateur ou de la source lumineuse, une série de variations chromatiques se créent au sein de l’œuvre, similaires à celles observées dans l’espace réel du paysage.
Ces variations chromatiques se répètent inlassablement chaque jour, sans être exactement les mêmes, sans jamais avoir exactement la même intensité et la même nature de la lumière qui les enrobe. Ce qui explique le nom de Physichromie, par le fait de mettre en jeu la couleur lumière, la couleur physique.
Paris 75007
75008 Paris
Marcigny, France

